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La génération Y

La génération Y existe-t-elle vraiment ?

La génération Y, tout le monde en parle. Mais qui est-elle ? Existe-t-elle vraiment ?

Nous savons qu’au sens propre du terme, nous parlons des jeunes nés entre 1980 et 1994. Mais toutes les caractéristiques attribuées à cette génération sont-elles fondées ? Peut-on mettre dans la même case tous les jeunes de cette génération ?

La génération Y et ses attentes au travail

Il semblerait que les jeunes issus de la génération Y, les digital natives comme les appellent les américains aient des attentes et exigences professionnelles bien différentes que celles de leurs aînés (la génération X). En effet, la génération Y recherche à concilier vie privée et vie professionnelle avant tout. Pour y parvenir, elle négocie des heures de travail modulables ainsi qu’une possibilité de télétravail. Elle va cependant accepter de flouter les limites vie pro/perso, en répondant à des appels professionnels le week-end et en prenant par exemple des rendez-vous personnels durant les heures officielles de travail. La génération Y est vivement pointée du doigts par leurs aînés qui la jugent plus ambitieuse (55%), plus individualiste (58%), moins efficace (48%), moins motivée (46%), moins enthousiaste (44%) qu’eux. Au contraire, les chefs d’entreprise ont une image plus positive de la génération Y qui serait tout aussi efficace et motivée mais effectivement plus ambitieuse et individualiste que la génération précédente. Elle serait aussi plus polyvalente. Et plus optimiste ! 78% des jeunes salariés jugent leur relation avec la hiérarchie plutôt bonne (contre 74% pour leur aînés), 75% apprécient leur travail (contre 64% pour leur aînés), 66% ne se plaignent pas de leur charge de travail (contre 55% chez leurs aînés) et 57% des jeunes sont satisfaits de leur rémunération alors que 43% de leurs aînés le sont. La génération Y serait aussi plus mobile que la génération précédente et donc plus volatile aussi, moins fidèle. Les jeunes sont en quête de reconnaissance, ils ont besoin d’être cadrés, même de loin. Mais, l’insertion des nouveaux diplômés au sein des entreprises n’a-t-elle pas toujours été source de remise en question et de chamboulement ?

La génération Y, de grands enfants ?

Les jeunes nés entre 1980 et 1994 sont venus au monde en période de crise économique. Ils ont vu leurs parents travailler de plus en plus sans gagner plus (financièrement ou en reconnaissance), ils n’ont pas connu mai 68, ils n’ont pas connu la révolte mais ont grandi dans un monde où la concurrence s’est accrue, où de nouveaux pays sont arrivés sur le marché, où de nouvelles technologies sont apparues, où beaucoup de promesses n’ont pas été tenues. Il subissent aujourd’hui le fort taux de chômage en France (25% chez les jeunes de moins de 25 ans), pensent à leur retraite dès leur premier emploi et savent, avant d’être employés, quelles difficultés ils rencontreront au cours de leur carrière. Les jeunes d’aujourd’hui passent à l’âge adulte dans un climat d’insécurité parsemé de doutes et de peurs. Ils savent qu’une entreprise n’hésitera pas à les licencier, l’âge moyen du premier CDI étant environ 30 ans. Les entreprises elles-mêmes ne sont pas fidèles, pourquoi le seraient-ils ? Pourquoi ne penseraient-ils pas à leur bien-être avant tout ? Puisque ce sera certainement éphémère…

On tend à décrire les jeunes issus de la génération Y comme étant des jeunes capricieux, mais n’ont-ils pas grandi trop vite en étant confrontés à la réalité parfois morose trop rapidement ?

Why ?

D’ailleurs, pourquoi intituler une génération « why » signifiant « pourquoi » en anglais ? Parce que c’est la lettre qui vient après « X »? Pourquoi pas. Le « pourquoi » fait pourtant partie intégrante de la vie de notre fameuse génération Y depuis l’arrivée du Web. Internet, qui permet de répondre à toutes questions que l’on peut se poser. Cette génération a le monde à portée de main, l’hyper information a participé à leur construction en tant qu’adultes. Les médias se sont chargés de leur montrer que la guerre existait vraiment, leur montrer la misère, la faim, la violence, le chômage, les licenciements, les dépôts de bilan de grandes entreprises. Un jeune adulte ne peut pas éviter cette fameuse question du « pourquoi ? », constamment en quête de sens comme s’il était perdu.

Mais, n’est-ce pas l’essence même de la jeunesse que d’être perdue ? Les jeunes de toutes générations confondues n’ont-ils pas été totalement perdus eux aussi ? Pourquoi caricaturer aujourd’hui la naïveté, l’incompréhension, l’envie, le rêve, la folie, propres à la jeunesse ? On compte d’ailleurs 7% de jeunes diplômés qui se lancent dans l’entrepreneuriat contre 0% avec la génération X. Individualistes ? Certes. Mais ambitieux, entrepreneurs et travailleurs.

Une case pour tous ?

Avec la génération Y nous tentons de ranger tous les jeunes adultes dans la même case, mais est-ce vraiment possible ? Un étudiant fraichement diplômé après cinq années d’études est-il comparable à un jeune s’étant arrêté au baccalauréat et ayant du travailler pour subvenir à ses besoins ? Leurs vies comportent bien trop d’inégalités pour être comparées.

La génération Y n’est à la base qu’une invention marketing. Il est aussi absurde de raisonner de cette façon que de dire que les femmes brunes de 35 ans portant des lunettes noires sont plus ambitieuses que les femmes brunes de 35 ans portant des lunettes marron. Leur ambition n’a strictement aucun rapport avec la couleur de leurs lunettes. Alors pourquoi une date de naissance conditionnerait-elle le comportement, les attentes, les qualités de plusieurs individus ? Parce qu’il est tellement plus facile pour un manager de mettre tous les profils dans une même case que d’étudier chaque cas individuellement, avec attention. Plus simple, plus rapide et plus rentable. Mais nous pensons qu’il est grand temps de recentrer l’Humain, de le placer au coeur de l’entreprise. N’oublions pas que c’est lui qui fait tourner la machine, de lui dont émanent des idées nouvelles, lui qui est source de création et d’innovation. Prenez un échantillon de dix jeunes issus de la génération Y, faîtes-leur faire le même travail sans établir de process spécifique. Pensez-vous réellement que ces dix individus effectueront les mêmes tâches, dans le même ordre, avec la même façon de faire découlant de la même réflexion ? Nous vous invitons à vous poser la question, vraiment.

L’impact de l’environnement sur les individus

Nous n’émettons aucun doute quant au fait que la génération Y soit un pur produit marketing. Bien sûr, les individus d’une même génération présenteront des similarités liées au contexte dans lequel ils sont nés comme nous l’avons vu précédemment. Le macro environnement est sensiblement le même pour chaque jeune d’aujourd’hui. Cependant, n’y-a-t-il pas d’autres paramètres à prendre en compte, n’est-ce pas un peu plus compliqué ? Le micro environnement de chaque être humain est différent et c’est lui qui conditionne notre personnalité, notre vision des choses, notre attitude. L’enfance, le rapport avec les parents, l’éducation qu’elle soit stricte, laxiste, ou aucun des deux, l’adolescence, l’entourage, la classe sociale, les expériences vécues (bonnes ou mauvaises) font de chaque jeune adulte des Hommes bien différents appartenant pourtant à la même génération. Nous pensons que chaque individu a sa particularité et sa complexité qu’il est nécessaire d’appréhender au mieux afin d’offrir la place la plus approprié à chacun de ceux-ci dans une entreprise qui se développe.

Alors ? La génération Y, marketing ou réalité ?

Sources :


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